Thomas et la jupe
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Thomas et la jupe – Francesco Pittau

Thomas est un petit garçon plutôt calme. Il aime se promener dehors, jouer avec les animaux et admirer les belles choses comme la lune.

« Thomas aime les belles choses. C’est pour ça que Thomas aime porter un chapeau avec une plume. C’est pour ça que Thomas aime porter une jolie jupe. »

Un chapeau, c’est pratique pour saluer ou se protéger de la pluie ou du soleil. Une jupe, c’est joli et ça peut faire comme un parachute quand Thomas saute ou comme un tourbillon quand Thomas tourne.

Mais les autres ne comprennent pas cela. Les autres se moquent de Thomas et veulent même lui jeter des pommes à la figure, ce qui le fait fuir.

« Tu es ridicule, Thomas, avec ta jupe et ton chapeau !

Tu es RI-DI-CULE !!! » disent-ils. « 

Thomas se cache et pleure. Sophie, une de ses copines passe par-là et le rassure

« Eh bien, ils ont tort ! Il est très beau, ton chapeau … et elle est très jolie, ta tupe ! J’aimerais bien en avoir une comme celle-là. »

Sophie défendra Thomas face aux moqueries et lorsque c’est elle qui se retrouvera embêtée, Thomas trouvera la force de la défendre à son tour.

Une jupe, est-ce que c’est que pour les filles ou est-ce que tout le monde peut en porter ? C’est une sacrée question qui m’intéresse beaucoup dans mes animations sur les stéréotypes et je suis toujours en recherche d’albums jeunesse qui représente un garçon en robe ou en jupe.

Ce que j’ai bien aimé dans « Thomas et la jupe », c’est que Thomas est un petit garçon à l’aise avec ses émotions et ses envies. Il aime les belles choses, il aime s’habiller avec une jupe, il trouve cela joli et chouette.

J’ai par contre moins aimé le fait qu’il soit un petit garçon sensible qui, forcément, n’aime pas jouer au ballon et n’a pas d’amis parce qu’il ne colle pas au stéréotype « garçon fort qui joue au ballon ».
Si c’est pour démonter les stéréotypes en présentant un garçon en jupe, c’est un peu dommage de présenter un garçon qui est tout à fait hors des stéréotypes de genre. Ca n’existe pas, un garçon qui aimerait à la fois jouer au ballon et les jolis choses ? Pourquoi finit-on toujours par avoir l’impression qu’on ne peut pas se servir des deux côtés ? Pourquoi, en fait, faut-il qu’il y ai deux côtés, pourquoi ne pourrait-on pas tout mélanger ?

Je suis mitigée sur cet album. Il a le mérite d’exister mais il ne sort finalement pas tant que ça des stéréotypes qu’il veut dénoncer et c’est bien dommage.

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