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[Le podcast version texte] Sauvages #4 : Alex Gino

Bienvenue dans le quatrième épisode de « Sauvages ! », le podcast qui parle de livres qui font bouger les lignes.  Dans cet épisode, nous parlerons plus précisément d’un.e auteur.rice qui fait bouger les lignes. Il s’agit d’Alex Gino et si j’utilise l’écriture inclusive pour parler d’iel, c’est parce qu’Alex Gino se défini comme non binaire.
Alex Gino est un.e militant.e LGBT  et a écrit deux romans à destinations des jeunes, « George » et « Tu crois tout savoir, Jilly P. ! ». Je les ai trouvé tous les deux excellents et très importants et il me tenait à cœur de vous les présenter aujourd’hui.

Commençons avec « George », paru à l’Ecole des loisirs en 2017 dans la collection Neuf, collection qui s’adresse aux enfants de 8 à 11 ans, selon l’éditeur. Je conseille « George » à partir de neuf-dix ans mais ce n’est pas une science exacte, tout dépend toujours de l’enfant que vous avez en face de vous.

George a dix ans. Tout le monde pense que c’est un garçon mais elle sait qu’elle est une fille. Le truc c’est qu’elle ne peut pas le dire. Enfin, déjà, comment le dire ? Tout le monde sait bien qu’elle est sensible, qu’elle est un peu « comme une fille », même Kelly, sa meilleure amie, sait qu’elle rêve de jouer le rôle de Charlotte dans la pièce de théâtre de l’école « Le petit monde de Charlotte ». Mais pour Kelly, c’est pour faire semblant, le théâtre. Et que si George a envie de faire semblant d’être Charlotte, bien sûr qu’il peut. Mais pour George, c’est bien plus que cela. George est une fille et sûrement pas un garçon. D’ailleurs, George déteste le mot garçon, le fait qu’on lui dise qu’elle est un garçon ou qu’on lui donne un pass pour les toilettes des garçons.

« George détestait les toilettes pour garçons. C’était le pire endroit de l’école. Elle détestait l’odeur d’urine et d’eau de Javel, elle détestait le carrelage bleu sur le mur, qui semblait être là pour vous rappeler où vous étiez, comme si les urinoirs ne suffisaient pas. Toute la pièce disait « garçons » et, quand des garçons y étaient, ils aimaient parler de ce qui pendait entre leurs jambes. George évitait d’y aller autant que possible quand il y avait des garçons à l’intérieur. Elle ne buvait jamais aux lavabos, même si elle avait soif, et, certains jours, elle réussissait à tenir une journée entière sans y mettre les pieds »

George aimerait bien qu’on ne parle plus d’elle comme d’un garçon, que la maîtresse ne lui donne plus de pass pour les toilettes des garçons, que sa maman ne l’appelle plus son fils. Mais comment leur dire ? Comment faire sortir les mots « Maman, si j’étais une fille ? » ? Elle voudrait bien le dire à Kelly aussi. Kelly qui dit que ce n’est pas grave qu’un garçon veuille jouer une fille, que ce n’est pas comme s’il était une fille. Oui, voilà, Kelly le dit presque ! Pourquoi Kelly ne le dit-elle pas ? Mais surtout, pourquoi George n’arrive-t-elle pas à le dire ?

Et ça ne s’arrange pas lorsque la maîtresse organise les auditions pour la pièce de théâtre. Alors que George a répété des dizaines de fois le texte de Charlotte, la maîtresse sépare les filles des garçons. Les filles auditionneront pour les rôles de filles et les garçons pour les rôles des garçons. George ne se démonte pas et déclame le texte de Charlotte mais cela ne plaît pas du tout à la maîtresse qui pense qu’il s’agit d’une blague. Les garçons ne peuvent pas jouer Charlotte, il y a déjà bien trop de filles qui veulent le rôle. Et puis le public ne comprendrait pas ! Dépitée, George ne veut pas auditionner pour un autre rôle et se retrouve reléguée aux coulisses.

A l’école, George doit souvent supporter les moqueries de camarades de classe parce que George « fait trop fille », « pleure comme une fille », « aime les trucs de filles ».
Je vous lis un extrait qui se passe après que deux crétins de sa classe s’en soient pris à elle :

« – C’est rien que des crétins, dit Kelly. Tu n’es pas une fille.

– Et si j’en étais une ?George fut étonnée par ses propres paroles. Kelly, surprise, eut un mouvement de recul

– Hein ? C’est ridicule. Tu es un garçon. Je veux dire… (elle pointa le doigt vaguement vers l’entrejambe de George) tu as un tu-sais-quoi, non ?
– Ouais, mais…George n’acheva pas sa phrase et baissa les yeux. Elle shoota dans un petit caillou qui alla rebondir dans une touffe d’herbe. Elle ne se sentait pas garçon. Elles restèrent côte à côte dans un pesant silence. Kelly fronçait les sourcils, pensive. Au bout d’un moment, elle prit la parole.
– Tu sais, quand j’étais plus petite, je regrettais de ne pas être un garçon. Parce que je voulais être pompier, et je croyais que tous les pompiers étaient des garçons. C’est comme ça ?
– Pas vraiment, Kelly. »

« George » est un roman sur le coming out trans d’une petite fille transgenre. On suit juste un moment de sa vie, la pièce de théâtre étant la goutte d’eau qui va faire déborder le vase parce que George n’a non seulement plus envie de faire semblant mais, surtout, a envie que les autres comprennent. Ce n’est pas possible, elle est sûre qu’ils le savent au fond d’eux mais n’osent pas le dire et si seulement ils osaient le dire à voix haute alors tout serait plus facile.

Mais George se rend compte que personne n’y pense, en fait. Tout au plus sa mère et son frère pensent George homosexuel. Mais personne ne pense qu’il peut y avoir eu une erreur et que George n’est pas un garçon mais bien une fille. C’est beaucoup de choses à penser pour une petite fille qui n’a jamais entendu parler de cela et qui vit juste selon ce qu’elle ressent. Elle ressent, elle vit comme une fille et elle va devoir se présenter et s’expliquer comme telle.

« George » n’est pas un roman parfait sur le sujet, je regrette d’ailleurs que le terme employé dans le roman soit transsexuel et non transgenre. Mais c’est un roman qui s’adresse en priorité aux neuf-dix ans et qui aborde des points compréhensibles plutôt facilement par des enfants de cet âge. Un garçon se sait fille. Elle n’a pas trop envie de penser à ses organes génitaux ou les changements qui pourraient arriver. C’est une fille donc on doit dire elle et elle a envie de jouer le rôle d’une fille et aimerait qu’on la voit comme elle se sent. Et elle aimerait pouvoir être ce qu’elle est et être heureuse. Point.

Pas besoin d’aborder d’autres points, pas besoin de s’égarer dans des considérations de plus grands. Si déjà des enfants de neuf-dix ans peuvent comprendre cela, alors c’est très bien. Et l’histoire de George permet d’avoir un support pour en parler, ce qui est difficile en tant que parent ou professeur. Il faut arrêter de croire que si on ne parle pas de quelque chose, cela n’existe pas. Les enfants savent bien que les personnes transgenres existent et, le problème, si on ne leur en parle pas correctement est qu’ils risquent de se construire une image très floue avec toutes les petites bribes de conversations qu’ils vont capter ci et là.

Je tiens à rajouter que si je n’ai pas employé les termes cisgenres ou transgenres, c’est parce que je voulais me mettre à hauteur de George qui, du haut de ses dix ans, n’a jamais entendu ces termes. Elle n’a pas d’exemple, a simplement découvert par hasard qu’il existait des femmes nées garçons et que donc, c’était possible. Mais elle en parle avec ses mots qui ne sont pas ceux des adultes.

Donc voilà un roman super utile, super important, très touchant par les personnages de George, son frère, sa maman. Et assez drôle grâce au personnage de Kelly !

Récemment, à la rentrée 2019, l’Ecole des loisirs a publié le deuxième roman d’Alex Gino, intitulé « Tu crois tout savoir, Jilly P. ! ». Celui-ci est paru dans la collection Medium et s’adresse donc aux enfants un peu plus âgé, à part de douze ans environ.

On commence avec un extrait pour se mettre dans le bain :

« – Il a fallu combien de temps après la naissance de Justin pour que les choses redeviennent normales ? je questionne.
Tante Joanne regarde tante Alicia. Tante Alicia regarde tante Joanne. Elles me regardent toutes les deux. Et puis elles se mettent à pouffer. D’abord, ce n’est qu’un gloussement discret chez tante Joanne, imité par tante Alicia. Puis tante Alicia, s’esclaffe, suivie par tante Joanne, et pour finir toutes les deux hurlent de rire. Justin et Jamila rigolent eux aussi, la tête renversée en arrière et en claquant la table du plat de leurs mains, même si je suis quasiment certaine qu’ils n’ont pas la moindre idée de ce qui est si drôle.
– Bon alors … je vais tenter une réponse … Jamais ? reprend Joanne en s’essuyant les yeux.
– Je ne fixerais pas la limite si tôt dans le temps, nuance tante Alicia
– D’accord, d’accord, dis-je. J’ai saisi. La vie ne sera plus jamais pareille.
– Je n’aurais pas pu mieux l’exprimer, Jillybean, conclut tante Alicia. »

Si Jilly se pose des questions sur la vie avec un bébé, c’est parce qu’au tout début du roman, sa maman accouche de sa petite sœur, Emma. Jilly a douze ans et jusque-là, elle était fille unique alors c’est sûr que l’arrivée d’un bébé, ça bouleverse pas mal de choses. Cela fait des mois que sa maman est fatiguée et ça ne va visiblement pas s’arranger de sitôt. Et puis, avec un bébé à la maison, c’est certain que la vie sera différente.

Mais Jilly est très heureuse d’avoir une petite sœur. Pendant  que ses parents sont à la maternité avec Emma, elle reste chez sa tante Joanne et sa femme, tante Alicia. Jilly les adore, surtout tante Alicia avec qui elle discute de beaucoup de choses parce que tante Alicia n’évite jamais les discussions sous prétexte que Jilly est encore une enfant, par exemple.

Sinon, quand Jilly ne se pose pas de questions sur les bébés, elle vit dans le monde merveilleux des « Mystérieux enchantement en Vidalie », sa série de livres préférée. Jilly adore parler de ces livres et passe du temps chaque jour sur le tchat du site officiel, dans le salon réservé aux 11-13 ans. Là, elle parle de sa passion avec d’autres fans qui viennent d’un peu partout dans le pays. Parmi eux, il y a Finfondoakville, un garçon du même âge qui vit à Oakland, pas très loin de chez Jilly. Finfondoakville aime bien parler d’autre chose que de la trilogie de livres, il paraît assez militant à Jilly parce qu’il utilise des hashtag comme #FiertéNoire ou #FiertéSourde. Elle n’a aucune idée de ce que cela signifie mais ça a l’air important.

Lorsque ses parents rentrent de la maternité avec Emma, Jilly sent bien que quelque chose ne va pas. Ils lui annoncent que le temps d’audition n’est pas bon.

Je vous lis un deuxième extrait :

« Il prend une profonde inspiration avant d’ajouter :
– Rien n’est sûr encore, mais il semblerait qu’Emma ait un problème aux oreilles.
– Ait peut-être, le corrige maman.
– Ait peut-être un problème aux oreilles.
– Elle est sourde ? je demande.
Comme Finfond ? je pense
Papa secoue la tête.
– Il est trop tôt pour le dire.
Il se laisse tomber dans le canapé à côté de maman et fixe la télévision. Qui n’est même pas allumée. »

Ses tantes avaient prévenues Jilly, la vie ne sera plus jamais pareille. Entre la fatigue d’un nouveau-né et le stress lié aux différents examens médicaux, ses parents n’ont pas souvent la tête à rire. Alors Jilly se rend sur le tchat pour se changer les idées et, surtout, annoncer à Finfond que sa petite sœur est sourde. Mais alors qu’elle pensait qu’il serait content d’apprendre cette nouvelle, celui-ci s’en fiche. Il ne comprend pas pourquoi elle tenait absolument à lui dire à lui et lorsque les autres membres embraient sur le sujet et posent plein de question à Finfond sur la vie d’un Sourd, l’American Sign Language ou même « c’est comment d’être sourd ? », il recentre la discussion sur leur passion commune.

Jilly s’en veut mais ne sait pas trop pourquoi. Elle pensait que ce serait cool de lui dire que sa sœur est sourde mais peut-être en a-t-il marre d’être vu juste comme Le Sourd ? Elle ne comprend pas tout à fait la situation mais ce qui est sûr, c’est qu’elle se sent mal.

En attendant, puisque le diagnostic a été posé et qu’Emma est bien sourde, elle décide d’apprendre un signe de l’ASL, l’American Sign Language, par jour, en regardant des vidéos sur Internet. Elle sera d’ailleurs la première de sa famille à le faire puisque l’audiologiste que voient ses parents et Emma le déconseille. Pour elle, le plus urgent est de poser des implants cochléaires à Emma et de ne pas l’encourager à parler avec ses mains mais d’être oralisante. Les implants sont un dispositif qui agit sur les nerfs auditifs et aiderait Emma à percevoir et interpréter les stimuli qui lui parviennent.
C’est une décision qui appartient à ses parents et Jilly n’a bien sûr aucune idée de ce qu’il faudrait faire mais en tout cas, une chose est sûre, elle n’aime pas du tout cette docteure qui ne veut même pas qu’elle fasse coucou de la main à sa sœur. Et elle espère que ses parents penseront la même chose qu’elle.

Vous l’aurez compris, dans son roman « Tu crois tout savoir, Jilly P. ! » Alex Gino aborde la surdité et, surtout, la surdité d’un enfant dans une famille d’entendants. Mais pas seulement ! A travers le personnage de tante Alicia qui est Noire et de Justin et Jamila, les enfants de tante Alicia et tante Joanne, iel a aussi choisi de parler du racisme ordinaire, des discriminations raciales et des violences policières aux Etats-Unis. Cela pourrait faire un peu beaucoup mais tout est bien amené, et les conversations s’imbriquent les unes dans les autres avec beaucoup de logique.

Je vous lis un troisième extrait du roman. Pour vous situer l’action, il se passe lors du repas familial de Thanksgiving :

« Figurez-vous, dit mamie, que je lisais ça sur Internet : les familles noires mangent de la tarte à la patate douce au lieu de la tarte à la citrouille, et il paraît que c’est encore meilleur. Depuis que je sais ça, j’ai grande envie d’y goûter. Alicia, je pensais que vous pourriez nous en apporter une pour Noël, ainsi nous pourrions comparer.

Le bruit d’une fourchette lâchée sur de la porcelaine. Celle de tante Alicia. Je tourne la tête vers la salle à manger. Je ne peux voir qu’une partie du visage de tante Alicia derrière celui de papa, mais la partie que je vois s’est figée dans une expression atterrée. Maman est bouche bée, et tante Lou a la tête dans les mains, se massant les tempes avec les pouces.

– Vous avez décidé de me faire marcher, dit tante Alicia. Après moins de cinq minutes à table …
– Quel est le problème ? demande mamie. Je vous sais excellente pâtissière.
– Il ne s’agit pas de cela, dit tante Joanne.
– Alors, de quoi s’agit-il ? interroge oncle Mike.
– Vous trouvez normal, énonce tante Alicia d’une voix tranchante, de demander à la seule femme noire que vous connaissez de vous faire une tarte dont vous avez entendu parler sur Internet ? Il n’en est pas question. »

Une fois encore, Jilly est perdue. Elle perçoit le malaise. Elle déteste les blagues et remarques racistes de son oncle, elle comprend que le racisme n’est pas une chose qui devrait exister en famille ni exister tout court. Mais elle ne comprend pas en quoi c’est mal que sa grand-mère demande à tante Alicia de lui préparer une tarte à la patate douce. Elle demande donc des explications à tante Alicia avec qui elle peut toujours parler.

Une fois encore, je préfère vous lire l’extrait :

« – […] ça illustre dans quels recoins obscurs va se loger le racisme aujourd’hui. Maintenant que les blancs ne peuvent plus poser des panneaux indiquant aux gens de couleur où ils doivent s’asseoir, se tenir, habiter, boire de l’eau … ça devient plus sournois, plus subtil si tu préfères.
– Subtil comment ?
– Ca s’exprime en sourdine. Ca passe sous le radar.
– Mais mamie ne voulait pas dire quelque chose de raciste.
– Exactement. Mike tient ses propos volontairement. Ta grand-mère involontairement. C’est la même différence qu’entre marcher le pied de quelqu’un par accident ou faire exprès de le lui écraser. Un seul des deux relève d’une intention mauvaise, mais au résultat tous les deux font mal. Parfois il n’est pas besoin de chercher à blesser. Il suffit de dire ce qu’il ne faut pas.

Comme avec Finfond.

– Mais si tu ne sais pas ce qu’il faut ou ce qu’il ne faut pas ?
– Tu fais de ton mieux.
– Mais si tu commets une erreur ?
– Jillybean, si j’avais cessé de fréquenter tous les gens qui commettent des erreurs, je serais très isolée aujourd’hui. Complètement seule.
– Tante Joanne commet des erreurs ?
– Des tas. Plus tu es proche d’une personne, plus il y a de chances de se faire mal. Mais nous en parlons. Et, généralement, ça se passe un peu différemment la fois suivante. Mais ne rien faire du tout ? C’est un problème, et un problème qui ne risque pas de trouver sa solution parce que rien ne change. Le progrès entraîne des périodes sombres, mais c’est toujours mieux de que de ne pas avancer du tout. »

Je ne dévoilerai rien de plus de l’intrigue, je pense que j’en ai bien assez dit pour que vous compreniez les enjeux de cette histoire et pourquoi ce roman peut être très important dans la vie des jeunes lecteurs et lectrices – et des plus grand.e.s ! A travers l’histoire et l’entourage de Jilly, les lecteurs peuvent comprendre pourquoi il est important d’écouter les minorités et obtenir des outils pour les aider. Il est très difficile lorsque l’on est blanc et valide de mesurer l’ampleur des privilèges dont l’on bénéficie. Je pense que cette histoire peut offrir une belle ouverture sur d’autres réalités et sur le rôle que peuvent jouer les privilégiés.

J’ai bien conscience que je ferais mieux de lire plus de romans écrits par des personnes concernées, notamment par des auteurs et autrices noires. C’est l’une de mes volontés pour 2020 avec le bingo Sauvages, un challenge lecture dont je vous reparlerai.
Mais ce que j’ai apprécié dans le travail d’Alex Gino, c’est que, comme iel le dit bien « ce livre est consciemment écrit pour des personnes blanches afin de servir de catalyseur pour parler du racisme moderne et de la violence policière aux Etats-Unis ».

Un livre écrit par une personne blanche pour les personnes blanches, donc. Un livre qui aura peut-être plus de chances d’atterrir dans les mains de blancs.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Jilly. Elle est vive d’esprit, drôle, sensible et, surtout, humaine. Elle commet beaucoup d’erreurs, surtout lorsqu’elle parle avec Finfond. Elle ne comprend pas toujours ce qu’elle dit de blessant mais elle se remet en question et cherche sans cesse à s’améliorer. Ses discussions avec sa tante Alicia sont très intéressantes, j’ai trouvé que les mots choisis étaient toujours très justes et je sais qu’il est parfois difficile de se faire comprendre sans trop impliquer ses émotions (c’est mon côté maman qui parle).

J’ai envie que tout le monde, grands et petits, lisent « Tu crois tout savoir, Jilly P. ! ». Dans mes rêves les plus fous, même les ouin ouin qui pensent qu’ils ne peuvent plus rien dire le liraient et comprendraient que bien sûr que si, ils peuvent dire des choses mais que ce serait bien qu’ils se teignent un peu d’empathie et d’écoute. Dans la réalité, je vais plutôt le faire lire au plus grand nombre possible de jeunes et moins jeunes. Et ça commence par vous ! Je vous remercie d’avoir écouté ce quatrième épisode de « Sauvages ». S’il vous a plu, je vous invite à vous abonner sur votre application de podcast. Il est disponible sur Apple Podcast, Podcast Addict, Spotify ou bien Deezer. On se retrouve d’ici quelques semaines avec un nouvel épisode.


D’ici là, vous êtes évidement invités à me laisser vos commentaires et avis sur le blog meresauvage.com, sur twitter @meresauvage ou sur instagram @meresauvage.

A bientôt et … bonnes lectures !

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